Comment définir la violence ?

Oui, dans mes conférences pour définir la violence j’explique que le « mal » a deux visages.

Il y a une violence ordinaire, maladroite ou non intentionnelle que je figure avec un triangle et à côté il existe une violence toxique qui quant à elle consiste à consciemment détruire la vie et que je figure par un soleil.

Comment savoir dans une situation conflictuelle, si l’on est dans une violence ordinaire (un triangle) ou une violence toxique (un soleil) ?

La frontière entre les deux visages du mal, c’est le déni d’altérité. C’est faire comme si l’autre n’était pas un être humain, comme si il n’existait pas.

Pourquoi est-ce si important de comprendre que la violence a deux visages différents ?

Parce que si tu ne t’adaptes pas correctement à chacun de ces systèmes toxiques, tu ne pourras jamais te sentir en sécurité...

Quel type d’ateliers proposes-tu pour « muscler » notre capacité à s’adapter à chacun de ces systèmes violents ?

  1. Le premier atelier permet d’explorer à fond le système de la violence toxique pour se mettre en sécurité dans les cas les plus dangereux.
  2. Le second atelier permet de s’adapter à des scènes dans lesquelles la violence ordinaire se joue pour transformer ces énergies en forces de construction.
  3. Le troisième propose des outils qui permettent d’accélérer l’identification des valeurs prioritaires des neuf profils connus de l’ennéagramme.

Dans la violence toxique quelles sont les règles du jeu ?

Tu dois analyser le comportement de l’autre pour évaluer dans quelle mesure il est dans l’intention calculée de détruire ta vie, ta place ou même dans les violences morales, ta dignité... Tout simplement me diras-tu... mais sur le terrain cela peut être très douloureux avec le minimum d’effort : un regard, une parole, un geste et en un instant l’autre a le don de te mettre plus bas que terre. Il faut un certain mental pour évoluer des années dans une ambiance comme celle-ci au travail ou à la maison.

Dans la violence ordinaire, quelles sont les règles du jeu ?

C’est un mécanisme plus lié à une certaine immaturité qui consiste à diaboliser l’autre tout en se victimisant...

Comment réagir lorsque cela se déclenche ?

Il faut idéalement s’éloigner des angles du triangle dramatique qui t’enfoncent dans une posture de victime, de bourreau ou de sauveur car ces postures aggravent l’état d’anxiété de manière mécanique.

Ce sont des techniques que tu utilises lors de tes médiations ?

Oui biensûr. Si j’identifie un contexte de violence toxique lors de mes entretiens, je mets un terme très vite au processus qui ne va servir qu’à épuiser encore davantage une personne déjà éprouvée.

Comment fait-on si l’on veut participer à tes ateliers pour apprendre à jouer à transformer la violence qui se joue dans notre vie ?

Si vous êtes intéressés, il faut me joindre via ce formulaire ou sur le site de Human’s Place. J’organise des groupes de réflexion qui vont se réunir un samedi après-midi par mois pendant 3 mois.
Si vous me contactez je vous envoie le bulletin d’inscription à remplir et je réponds à vos questions.

Les membres de ton association connaissent ces concepts ?

Oui, au sein de l’association AMAK nous sommes formés à raison de 20 heures par an dont 10 heures en analyse de pratique pour faire le point sur les difficultés rencontrées sur le terrain et progresser tous les ans en mutualisant nos expériences. C’est obligatoire pour être inscrit sur les listes de la Cour d’Appel de Basse-Terre.

Pour conclure sur AMAK, nous sommes joignables sur :

  • Notre site internet : www.amak-mediation.fr
  • Notre mail : amakmediation@gmail.com
  • Notre portable : 06 90 98 60 01

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